LE PETIT JARDIN
Salle de bals renommée à Recouvrance entre 1865 et 1967
située au 268 rue Anatole France
anciennement Côte du Grand Turc
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Sujets de prédilection
Le quartier de
RECOUVRANCE
sur la rive droite

La Rue Saint Malo

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Lavoir de la
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tout près de
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Le Petit Jardin

Salle de bals
1865-1967
KERVALLON
La maison du corsaire
L'Histoire
Les falaises de
POULLIC AL LOR


"BREST express" de Jean Le Goualch


Mosaïque du seuil sur le trottoir


le réverbère d'entrée


L'entrée de la grande salle de bal et de banquet


Site du collectif du P'tit Jardin http://petit.jardin.free.fr/

 

Un peu de littérature !
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EN PISTE
"... Au moment où il allait balancer son poing contre la glace, une voiture de police freina à leur hauteur. Les six filèrent à toutes jambes. La sirène se lança à leur poursuite. "Merde, merde, merde", soufflait le futur marié. Les autres avaient disparu. Il fonça entre le musée et la bibliothèque où la voiture de police ne pourrait pénétrer. Il dévala un escalier, poussa une porte, descendit un second escalier et se laissa tomber à terre dans une cave. Il faisait parfaitement noir. Il écouta. Silence. Il appela doucement. Pas de réponse. Au bout de quelques minutes, il osa enfin allumer son briquet. De grands poteaux de bétons montaient jusqu'à la dalle au-dessus de sa tête. Tout autour de lui, ce n'étaient que fondations, pans de murs de vieilles pierres, des restes de maisons et peut-être même une rue, une rue de l'ancien Brest dont le poète a prétendu qu'il ne restait rien. Il tourna quelques instants en rond, hébété comme un de quarante-quatre devant sa maison éventrée, son quartier sinistré et ses souvenirs concassés. Elle était donc vraie, la légende de la ville engloutie. Pour parfaire le travail des bombes, on avait bien envoyé les bulldozers combler les rues de mauvaise vie, enfouir les bordels et le souvenir des filles en maison. "Du passé faisons table rase" chantaient alors les rouges et les ouvriers de l'Arsenal les jours de grève et de colère. Les urbanistes goguenards les avaient pris au mot. Table rase de la mémoire canaille de la ville, table rase de la place de la Médisance, table rase des bals du Petit Jardin, du Bois de Boulogne et de la rue du Moulin à Poudre. Table rase des baignades populaires sur la plage de Saint-Marc. Culbutons les talus dans les fossés et le surplus à la mer. Pressons ! Pressons ! Le temps presse ! Il faut construire des maisons pour les Bretons en baraques. Et s'ils doivent rester pauvres, qu'au moins, grâce à la guerre enfin, ils deviennent honnêtes !

Pauvres fous ! Pauvres fous d'architectes rêvant une ville nouvelle dont ils seraient à jamais les maîtres. Pauvres naïfs de croire qu'en enfouissant les pierres on peut tuer la mémoire. C'était compter sans les gens et la géographie secrète de leurs cerveaux. C'était compter sans la piste qui réinvente dans la ville nouvelle les chemins anciens que les moralistes bétonneurs rêvent toujours d'effacer. Prévert s'est trompé, il en serait le premier réjoui. Il reste tout de Brest puisqu'il reste les Brestois et leurs pistes secrètes. Il reste tout de Brest. Et Barbara..."

D"après une nouvelle de Dominique Lemaire
Brest, le 17 Octobre 1998

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Ouest France 23 novembre 2007

Juin 2010 : Rien de neuf ...

 

 

 

 

 

 

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